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La Cour suprême brésilienne a décidé de juger l’ex-président Jair Bolsonaro pour complot visant à renverser le gouvernement après sa défaite en 2022.
L’ancien président brésilien Jair Bolsonaro sera jugé pour avoir prétendument conspiré en vue de renverser le gouvernement après sa défaite à l’élection présidentielle de 2022. La Cour suprême a pris cette décision mercredi, agissant rapidement dans une affaire qui pourrait redéfinir le paysage politique du pays.
Un panel de cinq juges a voté à l’unanimité en faveur du renvoi de Bolsonaro en justice. S’il est reconnu coupable lors de son procès prévu plus tard cette année, il risque une lourde peine de prison, ce qui pourrait isoler cette figure de l’extrême droite, qui n’a pas désigné de successeur politique.
Peu après l’annonce de la décision, Bolsonaro a tenu une conférence de presse à Brasilia, où il a longuement plaidé sa défense contre ce qu’il a qualifié d’« accusations graves et sans fondement ».
« Il semble qu’ils aient quelque chose de personnel contre moi », a-t-il déclaré en faisant référence aux juges. Évoquant les putschistes, il a ajouté : « Ils ont des troupes, des armes et un leadership. Ils n’ont pas encore trouvé qui serait ce leader. »
Lors de l’audience de mercredi, le juge Alexandre de Moraes, en charge du dossier, a présenté des images saisissantes des partisans de Bolsonaro prenant d’assaut des bâtiments gouvernementaux, dans des scènes de violence survenues une semaine seulement après l’investiture du président Luiz Inácio Lula da Silva en janvier 2023.
Moraes a décrit ces événements comme le résultat d’un « effort systématique » de Bolsonaro pour discréditer l’élection qu’il a perdue, puis tenter de la renverser par la violence, avec le soutien d’officiers militaires de haut rang et de membres de son gouvernement.
Bolsonaro, ancien capitaine de l’armée et président du Brésil de 2019 à 2022, est accusé de cinq crimes, dont une tentative d’abolition violente de l’État de droit démocratique et une tentative de coup d’État. Il a nié toute implication et dénonce une affaire motivée, selon lui, par des considérations politiques.
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