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La députée du Massachusetts qualifie la mesure de « honteuse » et « cruelle », appelant à sa révocation immédiate pour protéger des centaines de milliers de vies
La députée du 7e district du Massachusetts, Ayanna Pressley, a vivement critiqué la décision de l’administration Trump concernant le statut de protection temporaire (TPS) accordé aux Haïtiens résidant aux États-Unis. Dans une note publiée sur ses plateformes de réseaux sociaux officielles, elle a qualifié cette décision de « honteuse » et même de « cruelle », soulignant les conséquences dramatiques qu’elle pourrait avoir pour plus de 500 000 ressortissants haïtiens.
« Avec Haïti continuant à lutter contre une violence indicible et une crise humanitaire, politique et économique horrible, il s’agit d’une décision honteuse qui pourrait équivaloir à une condamnation à mort », a déclaré Pressley. Elle a insisté sur le fait que les Haïtiens concernés, dont certains vivent aux États-Unis depuis près de 15 ans, ont contribué de manière significative à leurs communautés en élevant des enfants, en créant des entreprises et en participant activement à la vie économique et sociale du pays.
« Les Haïtiens qui ont vécu aux États-Unis pendant 15 ans, ont élevé des enfants, ont créé des entreprises et ont contribué à leurs communautés sont menacés d’expulsion sans autre raison que d’être haïtiens », a-t-elle ajouté. Pressley a appelé à une action immédiate pour protéger ces personnes vulnérables, affirmant que la priorité devrait être de « sauver des vies et apporter stabilité et sécurité à Haïti », plutôt que d’exposer ses citoyens à des dangers supplémentaires.
La parlementaire a exhorté l’administration Trump à renverser cette décision, la qualifiant d’« insensible » et de contraire aux valeurs humanitaires. « Nous devons faire tout ce qui est possible pour sauver des vies, et apporter stabilité et sécurité à Haïti, sans mettre en danger ses citoyens vulnérables. Nous demandons l’annulation immédiate de cette décision », a-t-elle déclaré.
L’administration Trump a réduit la prolongation de 18 mois à des centaines de milliers d’Haïtiens vivant aux États-Unis sous le statut de protection temporaire (Temporary Protected Status, TPS), les exposant ainsi à un risque d’expulsion dès cet été. Cette décision, signée par la secrétaire à la Sécurité intérieure Kristi Noem, marque une nouvelle étape dans la campagne de répression menée par le président Trump contre l’immigration, y compris les personnes que l’administration Biden avait précédemment autorisées à rester dans le pays, a rapporté le New York Times.
Avant de quitter ses fonctions, le président Biden avait accordé une prolongation de 18 mois de ces protections, repoussant leur expiration à février 2026. Cependant, la décision de Mme Noem révoque cette prolongation, ramenant la date d’expiration à août 2025. Cette mesure place désormais les Haïtiens concernés dans une situation précaire, alors que Haïti continue de faire face à des crises politiques, économiques et sanitaires.
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